Biographie :
Titulaire d’une maîtrise en Humanités et Industries créatives – Médiation culturelle et interculturelle obtenue à l’Université Paris Nanterre (2020-2022), Gabriel détient également un baccalauréat en Études culturelles (Cultural Studies) de l’Université de Lorraine (Nancy, 2017-2020). En 2019, il a enrichi son parcours par un échange académique à l’UQAM, au sein du programme de baccalauréat en Action culturelle. Cette expérience lui a notamment permis de découvrir la muséologie.
Durant sa maîtrise, cet étudiant a mené deux travaux de recherche. Le premier s’intitule « La médiation culturelle au prisme des relations internationales — une approche interculturelle à l’UNESCO ». Le second est intitulé « Le patrimoine culturel immatériel : enjeux de médiation ».
Ces deux mémoires ont démontré son orientation vers les études culturelles appliquées et la coopération internationale. Ils se sont inscrits dans la continuité de deux stages, le premier à l’UNESCO, dans l’unité « Politiques culturelles et développement » du secteur de la culture, le second à l’Institut français de Paris, dans le pôle « Culture et partenariats solidaires ». Ces expériences ont renforcé son intérêt pour les politiques culturelles internationales et la gestion de projets interculturels.
Sa passion pour la recherche académique et l’analyse critique des méthodes de médiation et de préservation du patrimoine, en particulier en ce qui concerne le patrimoine culturel brésilien, l’a poussé à s’inscrire en doctorat à l’UQAM. Il se plonge actuellement dans l’étude des défis liés à la diffusion des connaissances, à la reconnaissance patrimoniale et au rôle des institutions culturelles dans la diplomatie.
Projet de thèse :
Dans le cadre de sa thèse, intitulée provisoirement « Les fêtes du Congado au Brésil : entre syncrétisme religieux, métissage culturel et patrimonialisation », Gabriel se penche sur le Congado, une célébration culturelle et religieuse d’origine afro-brésilienne qui remonte au XVIIIe siècle. Cette manifestation rituelle hybride combine des éléments de la tradition africaine et du catholicisme populaire (en particulier la dévotion envers Notre-Dame du Rosaire et Saint-Benoît le Maure), tout en empruntant les codes des processions religieuses. Le Congado constitue à la fois son étude de cas et le phénomène central de son investigation.
Sa recherche se concentre principalement sur les dynamiques de patrimonialisation de cette pratique, à travers les demandes de reconnaissance déposées auprès de l’Institut national du patrimoine historique et artistique (IPHAN) par l’État de Minas Gerais (2008) et les communautés de l’État d’Espírito Santo (2014 et 2024). Cette recherche de reconnaissance officielle soulève plusieurs questions importantes sur l’impact réel que la patrimonialisation aura sur les communautés concernées. À travers cette étude, il examine les tensions entre la valorisation du patrimoine, l’authenticité culturelle et les dynamiques communautaires, dans le but d’analyser plus en profondeur les effets complexes de la reconnaissance patrimoniale sur les pratiques culturelles actuelles.
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