Ann Marlène Gagnon est une praticienne du domaine de la conservation-restauration du patrimoine, également formatrice et conférencière. Elle est depuis 2021 doctorante en muséologie, médiation et patrimoine à l’UQAM. Sa recherche portera sur le devenir de la profession de conservateur-restaurateur face au défi de l’art contemporain. Mme Anne Bénichou, directrice du programme des cycles supérieurs en muséologie, effectue l’encadrement et la direction de sa recherche
Parcours et intérêts de recherche
Depuis son retour de Paris, où elle a séjourné de 2009 à 2015 afin de parfaire sa formation, d’effectuer des recherches scientifiques et de développer son expertise, Ann Marlène Gagnon exerce à titre de conservatrice/restauratrice du patrimoine et de chef d’atelier au sein de son entreprise : L’Atelier du Patrimoine. Les mandats qui lui sont confiés par les institutions muséales, les marchands d’art ou les collectionneurs lui ont permis de développer une vaste expertise en conservation préventive, conservation curative et restauration, en regard du patrimoine de toute époque. En 2020, son accréditation au sein de L’Association Canadienne des Restaurateurs Professionnels a couronné le fruit de plus de 12 ans d’études, de pratiques et de recherche scientifique alors que ses pairs ont reconnu la qualité d’un parcours qui lui a valu d’intégrer la communauté des conservateurs/restaurateurs du Canada.
Au cours des années, sa pratique au quotidien l’a confrontée à des œuvres contemporaines se retrouvant prématurément en atelier et accusant la plupart du temps une éphémérité non intentionnelle qui amenait le pronostic d’une atteinte vitale de l’œuvre. Cette situation critique du patrimoine contemporain est devenue le point central de ses recherches, car celle-ci bouscule par voie de conséquence les fondements théoriques et éthiques de l’approche méthodologique traditionnelle du conservateur-restaurateur.
Tout au long de son parcours de doctorante à l’UQAM, Ann Marlène Gagnon se propose d’interroger les limites déontologiques de sa profession et l’évolution que celle-ci devra amorcer en regard des nouveaux enjeux de conservation-restauration liés à la pratique en art contemporain.


